Revue de presse : description d’un scénario amer

Revue de presse : description d’un scénario amer

Revue de presse : description d’un scénario amer 1600 900 URSL Visé

Nouvelle semaine, nouveau match et donc nouvelle revue de presse. Ce mardi, nous revenons sur la défaite des Visétois face à Tirlemont. C’était ce dimanche dans le stade de la Cité de l’Oie (1-2).

Bon, on ne va pas se mentir, José Riga ne s’est d’ailleurs pas tu en conférence de presse : la réception de Tirlemont laisse pas mal de regrets aux joueurs, au staff, à la direction et aux supporters de l’URSL Visé, qu’ils aient effectué le déplacement ou qu’ils aient suivi cette joute de Nationale 1 devant leur petit écran, RTC Télé Liège ayant finalement décidé de diffuser ce match en direct.

« Visé a simplement manqué de tout », titrait d’ailleurs Maxime Debra ce lundi dans la Meuse Liège et Basse-Meuse. En titrant que « José Riga ne pardonne pas ce genre de dérapage », Yves Hardy se focalisait davantage sur la réaction d’après-match du T1 dans la DH. Quant à Jean-Philippe Hendrikx, il résumait le tout de la façon suivante dans les colonnes de Vers l’Avenir : « Un morceau trop dur à croquer pour Visé ».

A l’instar de la titraille, les résumés de mes confrères sont plutôt similaires sur le fond. Tout le monde constate que la première période n’était pas spectaculaire, que le second acte était bien meilleur et plus rythmé, que les Oies ont eu suffisamment d’occasions pour s’imposer, que les visiteurs se sont montrés bien plus concrets et que ces derniers ont eu davantage de réussite en zone de finition (des ballons déviés qui font mouche alors que Jesse Mputu a par exemple vu son penalty finir sa course sur la barre transversale du but de Arthur Hannes).

Dans son analyse, Jean-Philippe Hendrikx évoquait un tournant majeur du match : « De retour des vestiaires, les Visétois tentent de mettre plus de rythme dans la partie. La montée au jeu de Jonathan Legear, malade lors de la dernière séance d’entraînement, amène la percussion qui manquait à la ligne offensive. Après 180 secondes seulement, il isole subtilement Anisse Brrou qui oublie de conclure. C’est peut-être le tournant du match car, sur le contre, Jonas Laureys fait 0-1 ».

Tout le monde s’accordait d’ailleurs à dire que les changements de José Riga ont amené un peu de folie à l’attaque visétoise. « L’apport du banc et une disposition encore plus offensive permettaient enfin aux Bassi-Mosans de se montrer (plus) menaçants dans les seize mètres d’Arthur Hannes. À l’image d’un Jonathan Legear qui, en l’espace de cinq minutes, provoquait par deux fois les défenseurs tirlemontois dans les duels. Deux coups de réparation justifiés, à un moment où Visé était mené 0-1. Jesse Mputu expédiait le premier en force sur la transversale, Axel Bonemme, plus adroit, trouvait, lui, le petit filet, malgré la détente du gardien. L’URSL Visé n’a jamais mené au score, il ne faisait qu’égaliser, avant de déchanter quasiment sur la remise en jeu du ballon ! De quoi rendre ce faux pas encore plus amer », écrivait Yves Hardy.

Pour le cercle bassi-mosan, c’est donc un second revers de rang, une semaine après la lourde déception consécutive à la défaite face à Dessel Sport après prolongation synonyme d’élimination en Croky Cup. « L’URSL Visé doit absolument revoir sa copie pour les semaines à venir. Il aura manqué de tout, ce dimanche, aux Oies pour obtenir un bon résultat. Samedi soir, c’est un déplacement à Dessel qui attend les Visétois, l’occasion de déjà prendre leur revanche après l’élimination en Coupe », notait Maxime Debra dans La Meuse.
Yannick Goebbels